Au Secours de St Stanislas

C’est l’histoire de tant d’églises catholiques en Occident. Alors que le nombre de paroisses déclinait dans les années 1970 et 1980, l’avenir de l’édifice qu’est l’église St Stanislas située dans un vieux quartier polonais de Milwaukee, dans le Wisconsin, devint incertain.

Heureusement, les adeptes de la Messe en latin, qui étaient très présents dans cette paroisse, disposaient de plusieurs prêtres plus âgés qui avaient besoin d’aide. En 2007, Timothy Dolan, alors archevêque, confia la paroisse St Stanislas à l’Institut du Christ-Roi, Prêtre Souverain (Institute of Christ the King, Sovereign Priest, ou ICKSP).

Aujourd’hui, la vieille et vénérable église est animée d’un souffle nouveau. St Stanislas propose à la fois la Messe selon le Rite extraordinaire (rite latin de 1962) le dimanche et la Messe selon le Rite ordinaire (en anglais) le samedi soir. Des centaines de familles assistent régulièrement à la Messe selon le rite extraordinaire en ce lieu, le dimanche et les jours de semaines. Le choeur est orné d’un médaillon de St Cécile, sainte patronne des musiciens. Ici, la chorale chante les chants grégoriens et autres magnifiques Messes anciennes.

Le Chanoine Olivier Meney en fut le premier recteur, suivi du Chanoine Benoit Jayr, qui a passé les huit ans de son premier apostolat à Mont Pelletier, dans le sud de la France, puis 10 ans à Port Marly dans le diocèse de Versailles. Regina s’est entretenu avec Chanoine Jayr à propos de St Stanislas, qu’il appelle sa ‘maison loin de chez lui’.

UN SIGNE VISIBLE DE FOI ET DE DEVOTION : Même si, depuis des années, les Polonais s’étaient peu à peu installés dans le sud de Milwaykee, ce n’est qu’à partir de 1866 qu’ils furent assez nombreux pour former une paroisse. Trente familles achetèrent une petite église en briques, auparavant la propriété de Luthériens, et la dédièrent à St Stanislas, évêque et martyr (PHOTO : James Berry).

 

Chanoine Benoit Jayr : « Les membres de notre congrégation viennent de partout ! Ils viennent de tout le sud-est du Wisconsin, y compris Sheboygan/Kohler, Kenosha, Hartland, Oconomowoc et toute la région ».

REGINA : Dans quel état était l’église lorsque vous êtes arrivés ?  

L’église St Stanislas avait vraiment besoin d’être rénovée après 50 ans. Les travaux de rénovation devaient réparer plusieurs années de dégâts faits par l’eau, et la rénovation défectueuse des années 1960.

REGINA : Quel était la taille de la paroisse ?

Environ 100 familles.

REGINA : Quelle en est la taille maintenant ? Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l’activité à St Stanislas ?

Actuellement, St Stanislas compte environ 150 familles. Nous avons entre 550-600 personnes qui assistent à la Messe du dimanche. Il y a environ deux à quatre mariages de paroissiens par an, et nous avons plus de 50 baptêmes chaque année.

Il y a deux Messes en latin chaque dimanche. Une Messe basse à 8 heures et une Grand-Messe à 10 heures. La possibilité de se confesser est offerte avant la Messe du dimanche, avant la Messe des jours de semaine et sur rendez-vous.

REGINA : Des vocations dans votre paroisse ?

Il y a une vocation à la prêtrise : un participant de la Messe en latin (l’Abbé Luke Zignego) et une vocation religieuse chez les Soeurs Adoratrices de Coeur Royal de Jésus (Sister Adorers of the Royal Heart of Jesus ou ICK) (Marie Zignego), et la vocation d’un participant à la Messe en anglais (Frère Brad Krawczyk).

REGINA : En regardant la (magnifique) vidéo, nous avons remarqué que dans cette paroisse, il y a beaucoup de jeunes à la Messe.

Oui, il est sûr que nous constatons que les jeunes sont spécialement attirés par la Messe traditionnelle en latin. Ils sont à la recherche d’une compréhension profonde de la spiritualité et sont sensibles à la révérence qui est exprimée dans la Messe traditionnelle en Latin. Ils sont touchés par l’atmosphère d’adoration, le silence et aussi le chant grégorien, le caractère constant et immuable de la tradition. Pour eux, la Messe en latin n’est pas un « spectacle théâtral» joué par un acteur tout sourire. La Messe traditionnelle en latin est un sacrifice rempli de révérence à notre Dieu Tout-Puissant.

REGINA : Alors, quelles sont les prochaines étapes pour St Stanislas ?

Grâce à une levée de fonds intensive et à la foi que nous avons en la générosité des gens qui assistent à la messe à St Stanislas et ceux qui sont sensibles au monument historique le plus connu de Milwaukee, nous travaillons à lever le reste des fonds nécessaires aux travaux de renovation.

EN 2016, LA PAROISSE DE ST STANISLAS AURA 150 ANS. Seront poursuivis les travaux d’entretien et de préservation de ce vénérable édifice pour que les nouvelles générations de catholiques puissent rendre gloire à Dieu à l’intérieur de ses murs sacrés (PHOTO : James Berry).

ST STANISLAS A QUELQUE CHOSE A OFFRIR A CHACUN, y compris la Confraternité des Mères Chrétiennes, Autel et Rosaire (Altar & Rosary), Sursum Corda pour les jeunes adultes, la Société du Nom Saint (Holy Name Society), une chorale, un groupe d’adolescents, les Chevaliers Bleus (Blue Knights) pour les jeunes garçons, la Compagnie de l’Immaculée (Company of the Immaculate).

Chanoine Benoit Jayr et Abbé George Baird : « Ensuite, nous avons comme projet le sanctuaire, l’autel principal et la sainte table. Ce sera une reconstruction selon le modèle de l’église créé par les catholiques polonais pour la construction d’origine avant les rénovation des années soixante. Nous devons aussi procéder à des réparations importantes du corps de l’église après des années sans maintenance.

LES ACTIVITES DE LA PAROISSE PENDANT L’ANNEE : Le Gala de bienfaisance avec vente aux enchères, le Pique-nique paroissial, la Séance de cinéma nocturne, la Procession de la Toussaint, la visite de St Nicolas, une Rencontre Mensuelle autour de doughnuts, et une grande célébration pour la fête de St Joseph.

A ST STANISLAS, IL Y A UN GRAND SENS DE LA COMMUNAUTE AVEC DE LA VIE APRES LA MESSE DU DIMANCHE. Il y a de nombreux groupes et de nombreuses activités, le catéchisme pour les jeunes et moins jeunes, qui procurent aux gens la nourriture spirituelle nécessaire à l’acroissement et l’amour de la foi catholique.

IL EST SUR QUE NOUS CONSTATONS QUE LES JEUNES SONT SPECIALEMENT ATTIRES par la Messe traditionnelle en latin. Ils sont à la recherche de cette compréhension de la spiritualité et sont sensibles à la révérence qui est exprimée dans la Messe traditionnelle en latin.

POUR LES JEUNES, LA MESSE N’EST PAS UN « SPECTACLE DE THEATRE » DONNE PAR UN ACTEUR TOUT SOURIRE. La messe traditionnelle en latin est un sacrifice rempli de révérence à notre Dieu Tout-Puissant.

LES JEUNES SONT TOUCHES PAR L’ATMOSPHERE D’ADORATION, le silence et aussi le chant grégorien, le caractère constant et immuable de la traditionnelle.

DATES IMPORTANTES DE ST STANISLAS

1872 : Pose de la première pierre.

1873 : Fondation de la première école paroissiale polonaise en Amérique.

1882 : Célébration de 96 mariages, 589 baptêmes, et 520 confirmations.

1894 : Quatre immenses cloches de 10 tonnes gravées du nom des donateurs sonnent pour la première fois.

Début des années 1930, sous la direction de Frère Jurasinski, l’église et plusieurs autres bâtiments de la paroisse sont rénovés. Construction de l’actuelle école de 4 étages.

1960 : Rénovation complète du dôme et des tours.

1962 : Importants dégâts causés par un incendie.

1963 : Rénovation du presbytère.

1964 : Rénovation de tous les vitraux qui racontaient la vie de St Stanislas.

1965 : Rénovation de l’intérieur – destruction de l’autel, déplacement de la chaire, enlèvement de la sainte table excepté deux petites parties, et agrandissement du sanctuaire. Déplacement des fonds baptismaux et ajout de la châsse extérieure de Notre Dame d Czestochowa, considérée comme la plus grande représentation en mosaïque dans le monde de la Vierge Miraculeuse.

Telle est l’histoire de l’église de St Stanislas à Milwaukee, administrée par l’Institut du Christ-Roi. La vidéo met l’accent sur la restauration en cours. Voyez comment le travail d’immigrants du 19ème siècle se perpétue aujourd’hui à travers le miracle que constitue la Messe traditionnelle en latin.

L’Histoire de Jennifer – 2ème Partie

(For Part One, click here)

Jennifer (son nom a été modifié) est une enseignante de 42 ans à New York. Elevée dans la foi catholique, elle n’avait pas été pratiquante pendant des années. Après un avortement vécu comme un traumatisme, elle a demandé de l’aide –et se tourna vers l’Église, grâce au prêtre de la paroisse extraordinaire de Brooklyn.

REGINA : Qu’est-ce qui vous a conduit à rechercher l’aide de l’Église ?

JENNIFER : Un désespoir paralysant m’a conduit à aller voir le prêtre de ma paroisse. J’ai avorté en janvier, et je l’ai dit en confession en mars, le Mercredi des Cendres.

Le Père m’a soutenue, et m’a suggéré de prier toutes les nuits de Carême pour mon bébé, et de laisser mon bébé me rapprocher de Dieu, de ne pas prier par culpabilité, mais par compassion et amour. Ce que j’ai fait. Et cela m’a aide.  Mais cela n’était pas suffisant. La douleur de l’avortement, même si c’était soi-disant un choix, si on s’y confronte vraiment, est colossale. Avant l’été, j’ai su que j’avais besoin de plus d’aide. J’étais en train de couler rapidement, et je ne pouvais pas attendre, alors même si c’était loin quelque part en Pennsylvanie, je suis allée à la première retraite de Rachel’s Vineyard que j’ai trouvée.

REGINA : Qu’avez-vous ressenti lors de cette retraite ?

JENNIFER : Le lieu lui-même était plein de sérénité. La simple idée, la simple notion, que j’allais là-bas pour rencontrer Dieu afin d’obtenir de l’aide pour ce que j’avais fait, a commencé à m’aider. Peut-être que j’avais un petit peu peur, parce que même si Dieu faisait partie de ma vie, je ne voulais pas devenir une bigote ou quelque chose comme ça.

Cependant, ma soif de Dieu et le besoin que l’on m’aide à vivre cette douleur étaient bien plus grands que n’importe quel sentiment de peur que j’aurais pu avoir alors que je devais me rendre en voiture dans un lieu inconnu, pour rencontrer des inconnus et essayer de partager avec eux les choses les plus personnelles et honteuses de ma vie. J’étais reconnaissante que l’on puisse m’aider.

A Rachel’s Vineyard, j’ai trouvé un groupe de gens remplis de compassion qui étaient là pour m’aider, moi, et d’autres femmes comme moi.

Enfin, de l’amour vrai.

REGINA : Comment cela a-t-il commencé ?

JENNIFER : La première nuit, on m’a donné une couverture de prière qui avait été tricoté pendant que l’on disait des prières. C’était réconfortant et je l’avais souvent avec moi lors de nos discussions de groupe. Je me suis portée volontaire pour partager mon histoire en premier. J’avais l’habitude de parler avec les Alcooliques Anonymes, et après la première vidéo que nous avons regardée, j’en avais déjà tellement appris. Savoir que se faire avorter provoquait une souffrance insupportable parce que la vie humaine est précieuse me laissait un goût amer. Et je me suis rendu compte que si se faire avorter causait tant de souffrance parce que la vie était précieuse, alors je devais l’appliquer à ma vie aussi. Dieu a utilisé le temps que j’ai passé à Rachel’s Vineyard pour commencer à soigner cette grande blessure, pour changer mes plus grands péchés et mes plus grandes faiblesses en affirmations de la vie, et en espoir.

REGINA : Pouvez-vous décrire ce que vous avez vécu ?

JENNIFER : Rachel’s Vineyard est basé sur des méditations d’extraits de la Bible sur la vie de Jésus. Ils lisaient le passage d’Ecriture, et puis, il y avait une méditations, et puis, nous partagions. C’était de merveilleuses méditations. Ce sont parmi les premières interactions que j’avais jamais eues avec Jésus et Sa présence réelle dans ma vie. Lors d’une visualisation, on nous disait de regarder dans les yeux de Jésus. Je vois encore l’amour et la compassion dont j’étais le témoin ce jour-là. Tandis que j’observais une autre femme que j’avais rencontrée là-bas se sentir mieux, elle m’a dit :  “Je les ai vus, j’ai vu mes bébés avec Jésus”. J’avais vu le mien aussi. Les méditations nous ont présenté à l’amour infini de Dieu et à la guérison par Jésus. Je sais que mes bébés sont avec Lui, il n’y a pas le moindre doute dans mon coeur ou mon esprit.

A peu près 5 ou 6 femmes ayant subi un avortement participaient à la retraite. Nous étions assises en groupe, formant un cercle, pour écouter le passage d’Ecritures et méditer, et une femme, en larmes, racontait son histoire. J’ai regardé le groupe, et mon regard s’est arrêté sur le prêtre qui travaillait avec nous. C’était un homme baraqué, avec une canne. Grand, les cheveux gris, plus âgé, il était là-bas solidement assis sur sa chaise, et écoutait très attentivement la souffrance de cette femme. On aurait dit une montagne. Et je l’ai regardé, et je l’ai vu absorbant la souffrance de cette femme.

Tous les bénévoles et les participants absorbaient la souffrance de cette femme. Ces complets inconnus étaient là pour écouter nos histoires et nous aider à trouver notre chemin vers Dieu. Ils connaissaient Dieu assez bien pour être là pour Lui, pour accomplir Son travail, pour nous. Cela me touchait beaucoup. Dieu agit à travers les gens. C’était très thérapeutique.

Je n’ai qu’une seule photo de la retraite. Elle a été prise de cette magnifique allée bordée d’arbres qu’on devait parcourir pour atteindre la maison où avait lieu la retraite. A mon retour à Brooklyn, j’ai posté la photo à la seule fille avec laquelle j’étais devenue amie pendant la retraite. Lorsque je l’ai envoyée, elle a dit : “Le bout de route qui m’a peut-être sauvé la vie, ou au moins sauvé l’esprit”.

REGINA : Est-ce que vous souvenez de quelque chose en particulier ?

JENNIFER : C’est à Rachel’s Vineyard que j’ai vécu ma première heure d’Adoration Eucharistique. Même si j’ai élevée dans la foi catholique, je n’avais aucune idée de ce que cela signifiait ou de ce que je faisais. A deux heures du matin, j’ai dû me lever et prendre le relais de la femme qui était en adoration depuis une heure du matin.

J’étais assise seule en présence de Jésus. Je pense que, pour moi, cela a été le début de tous les possibles. Je ressentais la sérénité dans cette présence et, même si, en théorie, je savais que j’étais là avec Jésus, je ne suis pas encore certaine de comprendre ce que cela signifie. Mais, je sais que je n’étais pas seule, et que la vie pouvait offrir davantage que ce que je comprends pour le moment.

REGINA : En effet, cela veut dire beaucoup !

JENNIFER : Nous avons aussi eu une cérémonie du souvenir. J’avais invité le père de mon bébé à cette retraite et à cette cérémonie, et, bien sûr, Brian n’avait pas pu être là. On nous a donné de petites poupées pour représenter nos bébés avortés pour les donner à Dieu, et une occasion de parler. Je me sentais en sécurité et j’ai participé à tout. J’avais envie de toute l’aide et toute la guérison que je pouvais avoir. Tandis que, en larmes, je parlais, j’ai exprimé le regret que mon bébé n’avait pas son père présent à ce moment là pour le reconnaître, mais j’étais reconnaissante de savoir que mon bébé avait un père au Ciel qui le ferait.

Si nous le voulions, nous pouvions écrire un poème, ce que j’ai fait, qui résumes vraiment l’étendue de mon expérience à  Rachel’s Vineyard (c’est un haiku) :

                         Que mon coeur se délivre

                         La mesure de son chagrin

                         N’a pour égal que l’amour de Dieu.

                         Puis, des bras réconfortants, un baiser

                         Amer est le périple                                              

                         Du désespoir à la grâce

                         Accepter et pardonner

                         Avec humilité, je peux

                         Voir ton joli visage

           –                –Eté 2012

Toutes les cérémonies, les discussions de groupe et les méditations à Rachel’s Vineyard ont été des grâces. Même les repas étaient plein d’amour. A Rachel’s vineyard, on a pris soin de moi, on m’a entourée d’amour, par des personnes au service de Dieu.

 

REGINA : Avez-vous été élevée dans la foi catholique ?

JENNIFER : Oui. J’avais passé au moins dix ans à l’école catholique, mais rien de tout ça ne signifiait vraiment rien pour moi à cette époque. Il y avait une différence entre connaître sa foi, et avoir la foi. C’était bien, mais je ne pensais que je devais y donner suite. Et, en plus, la société en général m’envoyait des messages bien plus forts. Le sexe, les drogues, le rock and roll, les conséquences du mouvement de l’amour libre, le mouvement féminisme, la perception de ce rôle faible de la femme dans la société. Nous devions réussir ! Nous devions réussir sans un homme ! C’était une sorte de rébellion, je suppose. Il fallait que la vie me rende humble avant de frapper à la porte de Jésus.

REGINA : S’il vous plaît, racontez nous comment vous êtes revenue vers l’Église.

JENNIFER : Avant l’avortement, j’avais été aux les Alcooliques Anonymes, qui est un programme spirituel, pendant 7 ans, parce que finalement, je me suis rendu compte que le dénominateur commun dans mon histoire de mauvaises relations, c’était bien moi. Les 12 étapes m’ont bien amenée vers Dieu, et Dieu m’a vraiment amenée à suivre ces étapes. Grâce à ce programme, j’ai eu la chance de savoir me tourner vers Dieu après l’avortement et j’ai complètement baissé la garde. Mais on dirait que les Alcooliques Anonymes ne pouvaient pas m’aider davantage et j’ai commencé mon retour vers l’Église.

J’avais recommencé à aller à la messe de temps en temps avant l’avortement, et j’aimais bien, mais ce n’est qu’après l’avortement que j’ai commencé à frapper encore et encore, et que Dieu m’a répondu encore et encore.

L’avortement a eu lieu le 14 janvier, et je suis allée me confesser le mercredi 5 mars, après la messe du Mercredi des Cendres. Au courant de l’avortement, ma sœur, très active dans la paroisse, assistait également à la messe, et m’a aidée à ce que je puisse immédiatement obtenir un temps de confession avec le Père. Il m’a dit combien mon péché était grave, et que cela conduisait à l’excommunication de l’Église, mais que Dieu était miséricordieux et que ma confession allégeait l’excommunication. Et que mon bébé m’aidait à aller vers Dieu, et est-ce que cela n’était pas merveilleux ? Je commençais déjà ma pénitence : tous les soirs, pendant le carême, je devais prier pour mon bébé, non pas par culpabilité ou à cause du chagrin, mais par amour. Ce que j’ai fait. Et ce que je fais encore souvent.

Par la suite, j’ai continué ma thérapie, mais cela n’était pas suffisant. Alors, j’ai décidé de reparler avec le Père et j’ai pris rendez-vous.

REGINA : Y-avait-il quelque conflit que ce soit entre votre thérapie et votre retour vers l’Église ?

JENNIFER : Lorsque j’ai décidé de reparler au prêtre de ma paroisse, mon thérapeute était inquiet. Je pense qu’il supposait que l’Église me culpabilisait et me faisait ressentir de la honte. La semaine d’après, il m’a demandait comment ça allait, et je lui ai dit qu’au contraire, le prêtre, en l’occurence, Frère Gelfant de l’église St Finbar à Brooklyn me soutenait et m’aidait. C’est à cette nouvelle rencontre avec le prêtre de ma paroisse que le Père m’a dit d’aller à Rachel’s Vineyard.

Après Rachel’s Vineyard, je suis allée à la Première Journée de Canaa De Prière et de Guérison de Lumina. Mais, j’avais encore besoin d’aide, alors j’ai participé à un groupe pour la guérison post-avortement pendant 8 semaines avec le Centre de Soutien à la Maternité de Midtown. Un soir par semaine, j’allais à Manhattan en voiture. Il faut être vraiment désespéré pour faire ça !

Non, trêve de plaisanterie, les sessions du Centre de Soutien à la Maternité ont été géniales. On était plus dans le côté pratique, peut-être, que Rachel’s Vineyard, parce qu’il y avait un cahier d’exercices et des devoirs à faire, et des activités spécifiques pour apprendre à gérer le regret, la colère, le pardon. Cela m’a beaucoup aidée. Tous les efforts que je faisais pour obtenir de l’aide s’accumulaient et j’ai commencé à guérir.  

REGINA : Est-ce que vous aviez l’impression de vous convertir ?

JENNIFER : Je crois que je suis en train de vivre une conversion, celle-ci n’était pas une réaction immédiate au fait que je me sois fait avorter. Dieu a attendu le bon moment pour cette conversion, et celle-ci a eu lieu à l’occasion de la mort de mon père en 2014, deux ans après mon avortement.

Les choses se sont enchaînées. Je me suis sentie très soulagée grâce à toute l’aide que j’avais trouvée. J’ai trouvé une certaine forme de pardon, à la fois pour moi-même et pour Brian. J’avais des outils pour m’aider à surmonter la rancune, et je suis retournée à l’église tous les dimanche. Mais Brian faisait encore partie de ma vie, la relation reprenait de temps en temps. Elle était encore pleine d’agressivité et j’étais terrassée par le chagrin à cause de l’avortement pour entretenir cette relation.

Finalement, à l’été 2013, j’ai commencé une neuvaine à St Jude à propos de cette relation. Trois jours après que j’ai commencé cette neuvaine, Brian m’a quitté, et j’ai saisi l’occasion pour me tourner vers Dieu autant que je pouvais. C’est arrivé parce que Brian m’a quitté et on m’a appris que mon père avait un cancer. Pendant tout ce temps, je me suis lourdement reposé sur ma toute nouvelle relation avec Jésus et Dieu. Tous les jours, j’allais à l’église pour prier le Saint Sacrement, pour la douleur persistante de la perte de mon bébé et la perte imminente de mon père.

C’est cette expérience que Dieu a utilisé pour guérir mes deux plus grandes blessures. Il a utilisé la circonstance de la mort de mon père pour aborder…eh bien, tous les problèmes. Des mois après son décès et que l’horizon s’est éclairé, je pouvais regarder en arrière et voir ce que Dieu avait fait pour moi. Et alors a eu lieu la vraie conversion.

 

REGINA : Que s’est-il passé ?

JENNIFER : C’est là que j’ai contacté Thérèse Bonaparte de Lumina, parce qu’elle était du coin, et disponible, et j’avais travaillé avec elle à Lumina. Je ne savais pas où aller. Je disais : “J’ai vécu ça, et je suis complètement dépassée par cette expérience et je ne sais pas quoi faire”.

Je fréquentais déjà quelqu’un d’autre et il venait d’emménager avec moi. Pendant cette expérience de conversion, elle a été d’une grande aide, et m’a envoyée à un prêtre de la paroisse de Brooklyn, avec qui je parle régulièrement maintenant. Je suis encore en train de vivre cette conversion.

REGINA : Que voulez-vous dire ?

JENNIFER : En octobre 2015, j’ai demandé à mon petit-ami de partir de chez moi. Je ne pouvais vivre avec lui sans être mariée. J’ai commencé à voir que pendant longtemps j’ai utilisé le sexe pour me faire du mal, en pensant qu’il s’agissait de vivre libre et forte. Maintenant, je savais que le sexe était sacré, que je suis un don de Dieu que je ne dois pas offrir si facilement. Je commence à avoir du respect pour toute vie, y compris la mienne. Jésus s’est révélé à moi à petite dose chaque fois que je suis prêtre à comprendre. Je suis en plein dedans en ce moment. En fait, j’ai peur de m’éloigner de ce nouveau chemin.

 REGINA : Si vous pouviez donner un conseil à des femmes qui sont, en ce moment, dans la situation où vous étiez lorsque vous vous êtes fait avorter, que diriez-vous ?

JENNIFER : Les suites de mon avortement m’ont presque tuée. Je regrette cet avortement. Par la suite, j’ai prié durant des mois, et j’aurais voulu pouvoir défaire ce que j’avais fait. J’aurais aimé savoir, à l’époque, ce que je sais maintenant.

L’Histoire de Jennifer—1ère Partie

Après un avortement, de nombreuses femmes souffrent sur le plan psychologique. La plupart d’entre elles n’ont pas compris combien elles étaient devenues des victimes – d’une philosophie des ‘rencontres amoureuses ‘ selon laquelle la promiscuité permet de ‘s’émanciper ‘, d’hommes qui les forcent à avorter, d’une société qui ne laisse aucune place aux mères célibataires.

Plus cruel encore : on les rend responsables de leur avortement comme si rien de ce qui est mentionné ci-dessus n’avait d’importance. C’est le revers de la médaille de la  ‘libération’ pour les femmes, que les grands media ignorent scrupuleusement. Le rideau du silence sociétal tiré sur les conséquences de l’avortement fait souffrir des millions de personnes.

Or, l’une de ces femmes s’est exprimée. Originaire de Brooklyn, élevée dans la foi catholique, enseignante aimant les enfants, elle a avorté du seul enfant qu’elle aurait pu avoir. REGINA Magazine accompagne Jennifer (son nom a été changé) lors de son odyssée dans cet article en deux parties au cours duquel elle explique comment cela est arrivé, et le chemin qu’il lui a fallu faire pour guérir.

REGINA : Vous vous êtes fait avorter à l’âge de 39 ans, parce que vous étiez en plein milieu d’une relation qui était ‘instable’.

JENNIFER : Brian était divorcé et avait une fille. Son divorce s’était mal passé, et sa relation avec son ex-femme était tumultueuse et conflictuelle. Il n’avait pas de travail et vivait chez sa mère, au sous-sol.

REGINA : En effet…

JENNIFER : Je ne pourrais pas vous dire ce qui m’était passé par la tête. Nous nous sommes connus durant nos premières années de fac par l’intermédiaire d’amis communs, et je ne l’avais pas vu ni entendu parler de lui pendant des années. Par hasard, il a retrouvé mes coordonnées et m’a contactée alors que je ne m’y attendais pas du tout. Pour être honnête, les choses ont été tumultueuses dès le départ, mais cela ne m’a pas dissuadée. Non seulement, il était toujours en guerre avec son ex-femme, mais il n’en avait pas terminé avec son ex-petite amie et se disputait souvent avec elle à propos des détails de leur rupture.

REGINA : Et que s’est-il passé ?

JENNIFER : J’ai été simplement…happée par ce chaos, ce qui ne veut pas dire non plus que je ne m’y suis pas laissé entraîner, et je pensais pouvoir gérer ! Je pensais que que je serais capable de l’aimer malgré les circonstances. Mais je me suis trompée : alors que l’amour est la réponse à de nombreuses questions, je n’avais aucune idée de ce contre quoi je devrai me battre. J’étais dépassée. Au cours de cette brève relation, j’ai été plus insultée qu’au cours de la totalité de toutes les relations au cours de ma vie de petite-amie.

REGINA : Pas bon du tout.

JENNIFER : Pour dire la vérité, j’avais une longue histoire de relations toxiques. Une relation choatique de co-dépendance après l’autre. Essayant de venir au secours de drogués ou d’alcooliques…en pensant, si jamais il s’en sort, alors il pourra m’aimer. La plupart d’entre eux étaient des hommes formidables souffrant de la maladie spirituelle de la dépendance. Il a fallu de nombreuses années chez les Alcooliques Anonymes pour que je comprenne tout cela. Je jouais à être Dieu, essayant de combler mes besoins en sauvant des hommes qui n’auraient jamais pu combler mes besoins.

 

REGINA : Mais on dirait que Brian ne présageait rien de bon. Comment vous êtes-vous persuadée d’entamer cette relation ?

JENNIFER : Brian était un musicien et un artiste extrêmement créatif, très beau. Quand il utilisait un crayon sur du papier, c’était tellement fluide, et, quand il chantait, sa voix vous hypnotisait. Il avait un talent extraodinaire, et pouvait être très gentil et attentif quelquefois. Nous avons, tous les deux, aimé grandir dans le Brooklyn des années 70 et 80. Nous aimions, tous les deux, l’art visuel et la musique. Nous étions très attirés l’un vers l’autre.

Avec Brian, je pensais que j’étais capable d’aimer quelqu’un pour lui-même. Je pensais que j’étais capable d’accepter les circonstances négatives. C’était moi qui avait très mal compris ce qu’était qu’accepter quelque chose. J’étais capable de l’aimer pour lui-même, mais cela ne voulait pas dire j’étais capable d’être dans une relation intime avec lui. Maintenant, je comprends qu’accepter quelque chose ne veut pas dire que je devais rester. Quelquefois, aimer veut dire partir.

Très tôt dans notre relation, Brian a passé huit jours à l’hôpital pour dépression. Cependant, cela ne m’avait pas encore dissuadée. Au contraire, j’ai couru à son chevet, pensant que fidélité, amour, compassion et attention m’épargneraient toutes les choses négatives qui pourraient peut-être arriver, ignorant tous ces chiffons rouges. J’ai souvent justifié le fait de rester en me disant que moi non plus, je n’étais pas parfaite, que je devais donc accepter les imperfections de quelqu’un d’autre. A long terme, la relation était émotionnellement toxique, il y avait toujours d’autres femmes, ou la possibilité d’autres femmes (c’est-à-dire des rencontres réelles ou sur les réseaux sociaux).

REGINA : Cela a l’air horrible.

JENNIFER : On sortait ensemble, et bien sûr, j’ai tout de suite couché avec lui. Honnêtement, je pensais que mon approche de la sexualité était saine, je n’avais pas peur de l’explorer et de m’épanouir dans ce domaine. Je ne voyais pas comment je pouvais ainsi me faire du mal. Le déni est terriblement effrayant. Je n’avais aucune idée de ce que je m’infligeais. En fait, je pensais le contraire, je pensais que rendait plus forte.

 

REGINA : Beaucoup de femmes se sont laissé avoir par ce mensonge.

JENNIFER : Avec le recul, tout à fait au début de la période de rémission après l’avortement, j’ai bien vu à quel point j’étais devenue une victime. Pas seulement victime de Brian, mais de nombre de systèmes en place dans notre société. Immédiatement, m’a traversé l’esprit que tout ce système est des plus rusés. Je fais partie de la génération post amour libre. Etre adolescente à la fin des années 70-début des années 80 voulait dire qu’avoir besoin d’un homme ou d’un mari était une faiblesse. Le féminisme nous a laissé cette nouvelle théologie, et nous n’avions aucune idée de ce qu’il fallait en faire, ou de comment l’utiliser, ou de ce que cela impliquait pour notre vie.

Je suis née avec la contraception. Je me rappelle avoir reçu ma première plaquette de pilules à un planning familial à l’âge de 16 ans. On me l’a présentée comme le moyen d’être libre, forte, indépendante et d’avoir de l’estime de soi.

La vérité ? Cela a eu un effet négatif dans ma vie. Les hommes ont bien plus profité que moi, du fait que j’utilisais le sexe et l’alcool au lycée, à l’université et plus tard, comme si c’était ça, l’amour vrai. C’est extraordinairement douloureux quand vous y réfléchissez.

REGINA : Comment vous-êtes vous persuadée que cet avortement était ce qu’il fallait faire?

JENNIFER : Tout d’abord, il faut savoir que je me suis fait avorter pour la première fois à l’âge de 16 ans. Lorsque je suis tombée enceinte de mon premier amour, nous étions follement amoureux, mais nous étions jeunes, et j’avais peur. Nous étions tous les deux d’accord pour que j’avorte. Cela m’a bien abimée , mais j’étais jeune et j’ai pu mettre tout ça sous le tapis du déni, quand je ne utilisais pas tout ça pour me détruire et me haïr.

A cause de cet avortement à l’âge de 16 ans, j’avais juré que je n’en aurai plus jamais. Et Brian aussi le savait. Il savait ce que je pensais de l’avortement –que j’étais contre. Cependant, on a continué à avoir des relations sexuelles non-protégées chaque fois que notre relation était de nouveau au beau-fixe.

Pour m’aider à passer la porte de la clinique, je me suis dit que je ne voulais pas le faire toute seule, que je ne pensais pas pouvoir supporter d’être lié à Brian pour toujours, que notre relation était trop pleine d’agressivité, et je me suis dit que ma famille ne pouvait pas m’aider (ce qui n’est pas vrai), je me suis dit que je n’avais pas le choix.

C’est drôle, non ? Dans un monde où l’avortement est censé être un ‘choix’, j’ai avorté parce que j’avais le sentiment de ne pas avoir le choix.

REGINA : Mais, à 39 ans, vous aviez le sentiment de ne pas avoir d’autre choix, que vous étiez incapable d’élever un enfant toute seule ?

JENNIFER : Brian a été toute de suite contre l’idée d’avoir un bébé, et j’étais contrariée à l’idée d’avorter. Je pleurais, et il me disait que Dieu n’avait rien contre l’avortement, que rien de tout cela n’était prévu, qu’il venait tout juste de commencer ses études universitaires. J’ai rétorqué que Dieu n’approuvait pas, et j’ai dit qu’avorter était égoïste. Mais, je ne faisais pas grand-chose à part pleurer, et j’ai demandé à une amie de prendre le rendez-vous.

Le lundi, rendez-vous a été pris pour un avortement le samedi suivant. Enseignante, je suis allée travailler dans ma salle de classe, où je voyais des centaines d’enfants chaque jour. Je ne pouvais pas m’empêcher de penser que même le plus mal éduqué de ces enfants mérite d’avoir le droit de vivre. Cette semaine-là, je n’ai presque pas mangé. Cette semaine-là a été très difficile à vivre.

REGINA : On dirait que vous étiez hyper-stressée.

JENNIFER : J’ai appelé beaucoup de gens depuis la clinique où j’allais avorter. Je ne voulais vraiment pas le faire. Une amie qui savait ce qu’il en était de ma relation avec Brian a dit : “Tout ça, c’est trop pour toi”. Et c’était la vérité pour moi. Alors que je pensais pouvoir gérer le fait d’être mère célibataire, je ne pensais pas pouvoir gérer le fait d’avoir Brian dans ma vie pour toujours. Tellement cette relation était nocive/effrayante. Maladie mentale, dépression…La façon dont il faisait joujou avec moi, je savais que je ne pouvais pas gérer ça. J’avais assez peur de lui, et cela m’a finalement fait céder.

REGINA : Est-ce que vous vouliez des enfants ?

JENNIFER : Oui, j’avais toujours voulu avoir des enfants. Je suis enseignante. J’ai toujours aimé les enfants. Mais je n’avais jamais imaginé que cela m’arriverait, je n’ai jamais eu de relation saine, jamais eu d’exigences dans mes relations.

REGINA : Alors, est-ce que vous pensiez que cela pourrait être votre dernière chance d’avoir un enfant ?

JENNIFER : C’est drôle, parce que mon père était le premier amour de ma mère, et vice-versa, et ils ont été mariés jusqu’au décès de mon père en 2014. J’ai, en effet, pensé que cela serait peut-être ma dernière chance d’avoir un enfant. C’est cette blessure qui fait le plus mal, et que je soigne encore. Je n’y avais pas pensé avant l’avortement…Je ressentais trop l’adrénaline et la peur, trop prise par le temps et les problèmes d’argent. Mais, c’est vrai que j’y ai pensé a posteriori. Et depuis, j’y pense tous les jours. Heureusement, je soigne cette blessure avec un Dieu aimant et miséricordieux à mes côtés. Cela fait toute la différence.

REGINA : Est-ce que vous avez jamais pensé essayer de changer votre vie pour pouvoir élever l’enfant ?

JENNIFER : J’ai pensé, en effet, parler à ma famille, un rapide rêve éveillé que tout le monde se rassemble pour m’aider à élever mon enfant. Mais cette pensée s’est vite heurtée à la réalité. Ils avaient tous leur propre vie, leurs propres responsabilités et leurs propres problèmes. Je ne pouvais pas vraiment compter sur eux ou ne me sentais pas le droit de leur imposer cette charge.

J’ai pensé me débrouiller toute seule, mais cela me faisait peur. J’étais en plein milieu de l’achat d’une petite maison de vacances, comment aurais-je pu avoir les moyens d’avoir un enfant ? Avec tout cela, l’hypothèque est arrivée à échéance. Et je me suis dit,  “Est-ce que ce Dieu me donne les moyens de subvenir aux besoins de mon enfant, est-ce que je devrais le garder ?”  Mais j’ai mis de côté ces pensées, j’ai contracté un nouveau prêt.

Si le père avait été aimant, si la relation n’était pas si instable, j’aurais gardé notre bébé. Il a clairement dit qu’il ne voulait pas de notre enfant. Un soir de semaine, j’ai dû attendre avant le rendez-vous, je l’ai appelé et en larmes je lui ai dit : “Où es-tu ?” “Je suis en train de mourir, là !”

Cela l’a rendu furieux, et il m’a dit que j’ “aurais dû avoir déjà avorté”, et que je le ” harcelais “. Dans une autre relation, où je n’aurais pas été maltraitée, négligée et où je n’aurais pas eu à faire face à de la folie furieuse, je pense que j’aurais gardé mon bébé. C’est parce que j’avais peur, que j’étais harcelée, que je me suis fait avorter.

J’ai entendu Thérèse Bonaparte de Lumine dire alors qu’elle racontait comment elle s’était remise de son avortement, qu’elle  “était abondonnée par les personnes qui avaient voulu qu’elle avorte”.

C’était la même chose pour moi. La personne qui voulait le plus que j’avorte à tout prix, m’a complètment abandonné. Cela ne fait qu’amplifier la peur. Ce qui vous pousse un peu plus à avorter.

 

REGINA : Avez-vous demandé conseil à quelqu’un ?

JENNIFER : J’ai évité tout ami, toute personne ou organisation qui aurait pu me prendre par les sentiments, qui aurait pu me proposer ce que je voulais vraiment : garder mon bébé. J’ai seulement parlé à des gens qui m’aideraient à en finir avec tout ça, ou qui ne me jugerais pas parce que je me faisais avorter.

Une fois, j’ai dû sortir avec ma sœur aînée, qui était mère au foyer. Elle m’a dit, alors que j’étais enceinte et que nous étions dans sa voiture : “Mes bébés sont tous grands ! J’ai le syndrome du nid vide ! ” Je savais que si je lui disais là maintenant, que j’étais enceinte, elle m’aurait proposé de garder mon bébé et de m’aider. Je n’aurais pas pu résister à cette proposition, parce que ça aurait été ce que je voulais vraiment, ne pas me faire avorter, alors, au lieu de ça, je ne lui ai rien dit.

REGINA : Qu’elles l’admettent ou non, la plupart des femmes ayant avorté se sentent coupables. Celles qui se rendent compte qu’elles ont été des victimes, ne comprennent pas pourquoi elles ont choisi les hommes qu’elles ont choisi, et se reprochent leurs  ‘mauvais choix’. Cela peut entraîner un cercle infernal sans fin d’auto-culpabilisation, etc. Les défenseurs de l’avortement court-circuite tout cela d’un revers de main, en disant ‘ça n’a aucune importance, c’est votre droit’… mais cela ne répond pas à la colère, la douleur et la perte.

JENNIFER : J’ai vraiment essayé d’expliquer ma position à un ami pro-avortement. Bien sûr, il ne pouvait pas croire que je n’étais pas ‘du côté du planning familial’.

Je disais : “Je suis désolée, c’est mon expérience personnelle : l’avortement fait vraiment du mal aux femmes”.

Il disait : “Mais, est-ce que tu n’as pas envie de pouvoir choisir de te faire du mal à toi-même ?”

REGINA : Incroyable.

JENNIFER : Le cri de ralliement du mouvement pro-avortement aujourd’hui devrait être : “Nous pouvons nous faire du mal, si nous en avons envie ! ” Je trouve triste et ironique qu’ils aient réussi à convaincre les femmes de vouloir ça pour elles-mêmes.

REGINA : Vous prenez soin de vous, vous êtes en forme, attirante et motivée. Pourquoi, selon vous, êtes vous resté vivre avec un homme qui vous a mis dans cette situation ?

JENNIFER : Désespérée de trouver l’amour. Déni. Déni. Déni. Et une totale confusion quant à ce qui est moral ou pas, normal ou pas. Cela semble banal au moment même où je l’écris…aucune estime de soi, de fausses idées sur ce qui est acceptable dans une relation et pour moi-même. Cette croyance débile aussi que les choses changeraient. Ou que je pourrais gérer ça.

REGINA : Quel effet est-ce l’avortement a eu sur vous ?

JENNIFER : Dans les 24 heures après l’avortement, j’étais claquée. J’avais essayé de rendre les choses faciles pour moi avant l’opération. Je suis allée faire des courses, j’avais de quoi tricoter à portée de main, du thé, simplement de quoi prendre soin de moi.

REGINA : Cela ne vous a pas aidée ?

JENNIFER : Un jour après être rentrée à la maison, la vérité s’est imposée. J’ai pris une écharpe que je tricotais sur le canapé pour passer le temps et Dieu m’a montré le visage de mon fils. Des femmes racontent que cela leur est arrivé ; d’autres non. Pendant les deux ou trois premiers mois, j’étais encore sous le choc et désespérée, et tous les symptômes ne sont pas apparus, ou plutôt sont passés inaperçus.

REGINA : Cela a l’air affreux.

JENNIFER : Quatre jour après mon avortement, c’était mon quarantième anniversaire. Brian m’a proposé de sortir pour mon anniversaire, ce à quoi j’ai répondu : “Je ne veux pas fêter mon anniversaire ! Non, mais ça va pas ?!” Durant de nombreuses années, j’apportais des fleurs à ma mère pour mon anniversaire, reconnaissante qu’elle m’ait donné la vie. Cet anniversaire-là, je me suis torturé l’esprit à me dire que cette femme avait eu la force et le courage de me mettre au monde, alors que moi, j’avais échoué. Cela n’a pas été une période facile.

REGINA : Qu’est-ce que vous avez fait ?

JENNIFER : Je suis enseignante, donc je me suis dit que je devais tenir jusqu’à fin juin. J’ai mis de côté mes symptômes comme je pouvais. Après avoir enseigné le jour, je passais mes nuits et mes weekends, en larmes, roulée en boule sur mon canapé avec mon chien. Et avec Dieu. Je Lui demandais d’être avec moi, et Il m’a aidée à m’en sortir.

Après deux mois, je cherchais désespérément de l’aide. Et quand je dis désespérément, je veux dire vraiment désespérément. J’étais suicidaire, j’avais des idées suicidaires, j’étais dépressive, j’avais peur, j’étais anxieuse, paralysée de désespoir, j’avais des périodes où je passais mon temps à pleurer, rien ne m’intéressais, et pire encore.

REGINA : Et Brian ?

JENNIFER : La relation n’a fait qu’empirer. La plupart du temps, j’essayais de lui pardonner et de me pardonner, ce qui semblait une bonne idée sur le papier, et d’un point de vue spirituel. Mais, je n’étais pas capable de le faire au milieu de Jetoutes les autres choses, et toutes les autres réactions qui allaient avec l’avortement. Ma colère et mon désespoir.

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Ces Jeunes Chrétiens allemands qui ont parlé vrai au pouvoir

Par Teresa Limjoco

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L’un a utilisé sa Foi comme bouclier contre la brutalité d’un interrogatoire de la Gestapo : il n’a pas parlé. Un autre s’est converti en route vers la guillotine. Tous furent inspirés par la résistance héroïque d’un évêque catholique.

Aujourd’hui, il serait en effet difficile de les comprendre. Que penseraient les Allemands d’aujourd’hui de jeunes étudiants d’université ayant des convictions chrétiennes très profondes–beaucoup d’entre eux ont résisté grâce à un attachement profond au catholicisme– et qui défient le gouvernement ? On a rarement entendu une histoire pareille.

A travers ce regard sur ces jeunes Allemands héroïques qui sont morts en défiant la terreur nazie, Teresa Limjoco révèle la vraie source de leur force.

Dans les années 1930, ils étaient jeunes, de la classe moyenne et bien instruits. Ils discutaient philosophie, chantaient Bach dans une chorale, aimaient la musique, la poésie, l’art, et les livres. Ils auraient très bien pu continuer à mener ainsi tranquillement leur vie, mais leur conscience fut éveillée tandis qu’ils observaient l’Allemagne des années 30 succomber à la barbarie nazie.

Allant au-delà de “l’émigration intérieure” à laquelle la plupart des intellectuels ont eu recours, ces étudiants de l’Université de Munich fondèrent “La Rose Blanche” (“Die Weisse Rose”), un mouvement de résistance qui a osé parler vrai au pouvoir.

Cela leur a coûté la vie.

Parler vrai au pouvoir.

Membres enthousiastes des Jeunesses Hitlériennes lorsqu’ils étaient adolescents, Hans et sa soeur Sophie Scholl ont progressivement perdu leurs illusions lorsque la violence anti-juive de la Nuit de Cristal en 1938 révélèrent le visage hideux et sans pitié du nazisme. Leur désillusion se transforma en colère lorsqu’ils entendirent parler des attaques toujours plus haineuses des Nazis contre des Juifs sans defense.

 

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En 1941, Hans entendit parler d’une homélie dite par Von Galen, l’évêque catholique romain de Munster, qui dénonçait courageusement les euthanasies pratiquées par les Nazis sur les handicapés physiques et mentaux. Hans –étudiant en médecine qui avait été infirmier sur le front de l’est– s’inspira de cette homélie.

Avec les étudiants en médecine Christel Probst et Willi Graf, et leur ami Alexander Schmorell, Hans fonda “La Rose Blanche”, un des seuls groupes qui a osé exprimer son opposition à l’Allemagne de Hitler. Sa soeur Sophie et le Professeur Kurt Huber se joignèrent à eux.

Leur arme ? Des brochures. Le premier, mi-1942, incitait les Allemands à la résistance passive contre les Nazis qu’ils traitaient de “clique irresponsable qui a cédé aux instincs primaires” 1.

En l’espace de huit mois, ils ont distribué six brochures. Leur courage ne dura cependant pas longtemps. Les Scholl et Probst furent bientôt arrêtés. “La Rose Blanche” fut écrasée sans pitié.

Leur sixième et dernière brochure avait été distribuée les 16 et 18 février 1943, des jours particulièrement dangereux. Après la défaite désastreuse de la Wehrmacht à Stalingrad, le ministre de la propagande Josef Goebbels fit son discours de politique de la “terre brûlée” du 18 février au Sportpalast, discours qui appelait à la “guerre totale”. (Incidemment, le petit-ami et correspondant de Sophie, le lieutenant Fritz Hartnagel, avait été envoyé à Stalingrad).

Tandis que des indices de la vulnérabilité du régime nazi commençaient à apparaître, celui-ci devenait de plus en plus brutal. De plus en plus de dissidents étaient condamnés à mort. Cependant l’impérieuse nécessité de s’opposer à l’entité malveillante était plus forte que la peur. Hans et Sophie connaissaient le risque qu’ils prenaient en décidant de distribuer ces brochures au sein de l’université. On les dénonça très rapidement.

Hans et Sophie connaissaient le risque qu’ils prenaient en décidant de distribuer ces brochures au sein de l’université. On les    dénonça très rapidement.

Les nazis les ont jugés et exécutés tous les trois, le 22 février 1943, avec une rapidité et une discrétion inhabituelles, craignant qu’ils ne deviennent des martyrs. Leurs sentences serviraient d’exemple. Après un simulacre de “procès”, ils furent condamnés à la guillotine pour “haute trahison” par le “juge de la mort” de Hitler, Roland Freisler.

Ce en quoi ils croyaient

Alors que leur incroyable courage ont fait d’eux des héros de film, aujourd’hui la plupart des gens n’ont aucune idée de ce que les actes extraordinaires des Scholl, de Christel Probst, et Willi Graf, étaient enracinés dans leur profonde croyance en Dieu. Dans leur quatrième brochure, ils avaient eu l’audace de traiter Hitler d’Antéchrist, et de déclarer que “seule la religion peut de nouveau réveiller l’Europe, mettre en place le droit des peuples, et installer le christianisme, dans une splendeur nouvelle visible sur cette terre, comme garant de la paix.” 1,2,3.

La mère des Scholl, Magdalena, était diacre luthérien et avait enseigné la Bible à ses enfants. Son fils Hans avait aussi comme guides des écrits catholiques tels les Confessions de St Augustin et les oeuvres de Paul Claudel. 3, 6 (La Cité de Dieu (Civitas Dei), par St Augustin fut même cité dans la troisième brochure.2) Dans un camp de travail obligatoire, Sophie gardait un exemplaire écorné des Confessions. Une ligne en particulier résonnait en elle : “Pour nous, Vous vous êtes créé Vous-même, et notre coeur ne pourra trouver la paix jusqu’à ce qu’il repose en Vous”.2

Aujourd’hui, les historiens Jakob Knab et Guentler Biemer pensent que les écrits du Cardinal John Henry Newman ont influencé la formation morale, spirituelle et intellectuelle –y compris en ce qui concerne la compréhension chrétienne de la conscience– de Hans et Sophie. 2

Le Professeur Carl Muth les a initié aux écrits de St Augustin, ainsi qu’aux travaux du Cardinal Newman par l’intermédiaire de son ami Theodor Haecker. Haecker s’était converti au catholicisme et avait traduit les écrits de Newman en allemand. La “conscience”, écrit Newman, “est la voix de Dieu….”5. Apparemment Sophie accordait beaucoup de valeur aux idées de Newman au point de les partager avec Fritz Hartnagel et donna à ce dernier, en 1942, deux volumes des sermons du Cardinal. 2, 4, 7

Alors que leur incroyable courage ont fait d’eux des héros de film, aujourd’hui la plupart des gens n’ont aucune idée de ce que les actes extraordinaires des Scholl, de Christel Probst, et Willi Graf, étaient enracinés dans leur profonde croyance en Dieu.

L’Histoire de Christel

Comme nombre d’Allemands aujourd’hui, Christel Probst grandit sans foi religieuse. Jeune adulte, cependant, il se sentit proche de l’Eglise catholique. Le programme nazi d’euthanasie et de persécution des Juifs le mit en colère. Il écrivit à sa soeur Angelika, “… il n’a été donné à aucun être humain, quelques soient les circonstances, de prononcer des jugements qui ne reviennent qu’à Dieu seul. …. La vie de tout individu est sans prix. Chacun de nous est cher à Dieu.”3

Des preuves liant Christel à un brouillon de la septième brochure conduisirent à son arrestation par les nazis. Il demanda à être accepté dans l’Eglise catholique romaine le jour de son exécution. Il fut baptisé et reçut la Première Communion, après laquelle il déclara, “Maintenant, mourir me sera facile et joyeux”.3 Il laissa derrière lui une femme, deux jeunes enfants et un nouveau-né.

Comme nombre d’Allemands aujourd’hui, Christel Probst grandit sans foi religieuse. Il demanda à être accepté dans l’Eglise catholique romaine le jour de son exécution. Il fut baptisé et reçut la Première Communion, après laquelle il déclara, “Maintenant, mourir me sera facile et joyeux”.

L’Histoire de Willy

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En tant que catholique romain, Willi Graf souffrit profondément de la persécution de son Eglise par les nazis. Alors qu’il servait comme infirmier pendant l’invasion de la Pologne et de la Russie, Willi fut horrifié par les atrocités commises par la Wehrmacht là-bas. Il ne put faire autrement que de rejeter un système qui allait contre ces convictions les plus profondes. Il contribua à écrire les brochures, mais en juillet 1943, la Gestapo le rattrappa.

Il fut exécuté en octobre après des efforts de la Gestapo pour obtenir de lui davantage d’information. Sa Foi lui donna la force de résister à des interrogatoires brutaux sans compromettre ses amis.2

Le dernier jour de sa vie, il écrivit à sa famille : “Ce jour, je quitte cette vie pour entrer dans l’éternité. …. La force et le réconfort, c’est auprès de Dieu qu’on les a, et c’est pour les trouver que je prie jusqu’à la dernière minute… Accrochez-vous les uns aux autres et restez ensemble dans l’amour et la confiance… La bénédiction de Dieu est sur nous ; c’est en Lui que nous sommes et que nous vivons…”6

Willi, le catholique romain, fut exécuté en octobre après des efforts de la Gestapo d’obtenir de lui davantage d’information. Sa Foi lui donna la force de résister à des interrogatoires brutaux sans compromettre ses amis

Avec calme, Sophie fait face à la torture nazie et à la mort.

Tous ceux qui furent témoin de leurs derniers jours, furent frappés de leur “Seelenkraft”, leur “force d’âme” 3. La force tranquille de Sophie impressiona tellement celui qui l’interrogeait, Robert Mohr, qu’il lui offrit même une façon de s’en sortir : qu’elle admette qu’elle avait mal compris ce que National Socialisme voulait dire et qu’elle regrettait ce qu’elle avait fait.

“Hors de question,” répondit Sophie avec audace. “Ce n’est pas moi, mais vous, Herr Mohr, qui avez la mauvaise “Weltanschauung” (“vision du monde”). Si c’était à refaire, je referai exactement la même chose”.3

Le bourreau lui-même, qui avait à son actif des centaines d’exécutions, dit qu’il n’avait jamais vu quelqu’un faire face à son destin avec autant de calme que Sophie Scholl. Elle avait 21 ans.

Ce n’est pas une idéologie, mais la Foi qui les a soutenus

Soixante-dix ans après leur mort, le courage moral exceptionnel de ses jeunes paraît extraordinaire. Ce qui a inspiré et soutenu les martyrs de La Rose Blanche, ce n’est pas un programme politique, pas une idéologie mais la décence humaine de base et des convictions de vie fondées sur de fortes convictions religieuses.

Hans avait 24 ans, Sophie avait 21 ans, Christel, 23 ans et Willi, 25 ans, lorsque leur jeune vie pleine de courage s’est éteinte.

Que leur héroïsme ne s’éteigne pas et nous inspire, à tous, d’être plus courageux.

Hans avait 24 ans, Sophie avait 21 ans, Christel, 23 ans et Willi, 25 ans, lorsque leur jeune vie pleine de courage s’est éteinte.

Références

1 Scholl, Inge. The White Rose: Munich, 1942-1943. Middletown, CT: Wesleyan University Press, 1983.

[Note : Inge Scholl était la soeur de Hans et Sophie. Le livre fut écrit en 1970, et une nouvelle introduction par Dorothee Soelle est incluse dans l’édition de 1983]

2 McDonough, Frank. Sophie Scholl: The Real Story of the Woman Who Defied Hitler, Stroud, Gloucestershire: History Press, 2009.

Note 13 dans le Chapitre 13 mentionne les découvertes de Jakob Knab sur l’influence du Cardinal Newman. [Note : la plus récente édition, avec quelques petits détails qui n’ont pas été mentionnés dans les publications précédentes].

3 Hanser, Richard. A Noble Treason: The Story of Sophie Scholl and the White Rose Revolt Against Hitler. New York: G.P. Putnam’s Sons, 1979.

[Note : Très bien écrit, vous prend et ne vous lâche plus]

4 Le Cardinal John Henry Newman et les Scholl http://newmaninspiredresistance.blogspot.com

5 Citation du Cardinal Newman http://www.fordham.edu/halsall/mod/newman-norfolk.asp#Conscience

6 Dumbach, Annete and Newborn, Jud. Sophie Scholl and the White Rose. Oxford, England: Oneworld, 2006.

[Note : Une autre excellente source crédible.]

7 Extraits de lettres de Fritz Harnagel à Sophie Scholl

http://pedrokolbe.wordpress.com/2013/10/10/john-henry-cardinal-newman-and-the-white-rose/

 

 

 

 

 

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